XK Theater Group

En route pour Bobo Dioulasso: une nouvelle création se prépare...

09-07-2019

 

Dans le village de kampti, dans une maison Lobi, lieu des fétiches (Photo Hélène Collin, décembre 2015)

 

Après la rencontre avec le peuple Lobi, c'est maintenant autour du peuple Bobo d'être mis à l'honneur. Nous explorerons leurs rituels, notamment leurs masques sacrés molo et mwenke.

L'XK Theater Group (PSIAC) sera donc présent dès le mois de septembre 2019 dans le chef-lieu de la province du Houet et de la région des Hauts-Bassins. Cette immersion d'un mois et demi a pour but de préparer notre prochaine création REPRENDRE.

En avril 2020, toute l'équipe Burkinabè fera escale à Namur pendant un mois pour une seconde étape de résidence en création. Le but étant de finaliser cette création.

Notre première est prévue lors de la saison 2020-2021 en Belgique.

REPRENDRE tournera ensuite au Burkina Faso, Sénégal et Côte d'Ivoire, soit en tout une quarantaine de représentations sont prévues au programme, le tout accompagné de workshops, débats, à l'attention des associations partenaires de notre Plateforme Internationale Artistique de Formation Création (PSIAC). 

Les comédien.s.nes. ANSOU DIEDHIOU,  EDOXI GNOULA, VINCENT KABORE, mais aussi  l'auteur MAHAMADOU TINDANO, membre du collectif de comédiens africains Béneeré, nous rejoignent dans cette palpitante aventure.

Salifou KIENTEGA assurera la mise en scène avec René GEORGES. 

L'évêque émérite de Bobo-Dioulasso, Mgr Anselme T. Sanon nous accorde son parrainage sur cette prochaine création.


Juillet 2019, l'évêque émérite de Bobo, Mgr Anselme T. Sanon et Salifou Kientega.


Nouvelle création à l'horizon 2020 !

REPRENDRE

N'Zékou, la petite cinquantaine, s'est exilé en Europe. Cela fait 30 ans de cela. Là bas, il vient d'apprendre qu'il est atteind d'une grâve maladie. Depuis ce jour, quelque chose s’est renversé en lui. Il est déboussolé, et ne comprend plus rien à rien. Il décide de rentrer dans son village natal au Burkina Faso.

Kapouy a bien changé et semble déserté. Un vrai bordel au carré comme l'écrit Ahmadou Kourouma. Commence alors pour N'Zékou, une errance vertigineuse qui frappe l’Africain exilé du monde traditionnel, de son moi véritable. Des gens ne tardent pas à venir à sa rencontre. Le premier, - véritable personnage tout droit sorti d’un film burlesque - est un homme blanc d’une cinquantaine d’année à l’allure fantasque : Roland, surnommé Faforo (veut dire cul de mon père en dioula), puis arrive un homme plus jeune : Fofana dit Just Kid, un griot au chômage, comme disent les habitants et plus tard une jeune femme au caractère bien trempé : Sita. Ils vivent là envers et contre toute cette fatalité.

Pour N'Zékou débute un dialogue franc, souvent abrupte et drôle avec eux. Des liens se nouent, d’où surgissent une parole vraie chargée de remords et non-dits, de questions et remises en question, de souvenirs et d’espoirs déçus, avec le poids des ancêtres et des morts qui observent tout cela d’un œil malicieux et provocateur. Le passé remonte à la surface, reflue, avec ses effluves d’échecs avoués, ses mots toujours qu’on regrettera d’avoir prononcés un jour, des mots qu’on n’aurait jamais dû sortir, des mots qu’on aurait dû simplement avaler.

Les mots qui changent notre destin et creusent nos manques existentiels qui font la désillusion du présent. On assiste à travers cette histoire digne d’une épopée, à une mise à nu de la déchéance à la fois physique, psychologique et culturelle d’un être, N’Zékou, mais aussi d’un village et de ses habitants, sans oublier la question sur le devenir des mythes Africains. Une mise en abîme d’un monde qui révèlera plus tard le secret bien enfoui du village de Kapouy.

Au bout de cette odyssée où les compteurs humains sont remis à zéro, qui s’achève avec la mort du dernier héros N'Zékou, la prophétie du fils prodigue est réalisée : « Personne ne peut aller en dehors de la voie de son destin ».

Une résilience peut alors commencer et n’être en fin de compte que la seule issue possible.

Elle commence par cette histoire dans un village poubelle du bout du monde, ce n’est certes qu’un faible début, et on espère qu’elle se poursuivra ailleurs, sans doute sous d’autres formes, destins et légendes à construire.

Nos histoires sont des cartes racontées sur une échelle plus grande que tout ce que peuvent contenir nos mains maladroites.

 

nouvelle plateforme PSIAC

L'équipe de l'XK Theater Group (PSIAC) au complet à l'université de Koudougou au Burkina Faso (décembre 2018)

NOTRE PLATEFORME PSIAC*

Ce vaste projet pluridisciplinaire (Théâtre, film, installation, workshop) axé sur le patrimoine immatériel existe depuis 2014. Il circule en Afrique de l'Ouest (Burkina Faso, Sénégal, Côte d'Ivoire), mais aussi en RD Congo.

C'est René Georges et Salifou Kientega, l'un est belge et l'autre Burkinabè, qui codirigent l'XK Theater Group (PSIAC *).

Pour rappel, en décembre 2018, quinze personnes ont fait le voyage au Burkina Faso, 13 représentations de PARDON de Vincent Engel, mis en scène par René Georges, ont été jouées, suivies de 10 projections du film documentaire VISIONS de Pauline Bombaert de l'ASBL Comme un Lundi, et 1 installation itinérante de plus de 2000 dessins : PAYSAGES HUMAINS d'Alain Roch. Le tout accompagné de débats, workshops animés dans 6 villes et villages (Ouagadougou, Koudougou, Bobo Dioulasso, Kampti, Obiré, Gaoua). 

* La Plateforme Solidaire Internationale Artistique de formation-Création (PSIAC) et son projet multiforme « VISIONS », porté par la compagnie XK Theater Group continue sa route jusqu'en 2022.

Avec le soutien de Canal C Télévision, La Sabam, La Province de Namur et le Service des Relations Extérieures et Internationales (SREI), la Ville de Namur, Namur Confluent Culture, et l'aide de Wallonie-Bruxelles International, de la Commission mixte WBI Burkina Faso, du Carrefour International de Théâtre de Ouagadougou CITO, de la Compagnie La Colombe. En partenariat avec l'Association Tout pour Tous et le musée des civilisations de Gaoua. Avec l'accord précieux de Sa Majesté le Roi Gan, et le haut parrainage Mgr Anselme T. Sanon, évêque émérite de Bobo-Dioulasso.

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